Voyage Test à Barcelone

Un article qui promet d’être long je pense. Je vous préviens d’avance car il y en a des choses a dire…

Nous sommes partis en vacances en camping-car. Premier voyage de notre camion avec nous et premiers déboires, heureusement pas trop graves mais surtout premier aperçu de ce que sera notre vie pendant notre périple.

L’agenda des vacances était chargé, surtout au début. Départ mercredi 26 Nov, dodo sur la route. Arrivée a Nantes (ou plutôt a Bouaye) pour mon anniversaire chez mes parents (Marion, je précise quand même). On reprend la route le vendredi 28 Nov direction Normandie (près de Caen) pour un week-end entre amis (fête des 30 ans de la plupart), on repart le dimanche 30 Nov et on s’arrête le soir a Angers (chez les parents de Pierre-Louis), on repart le lundi 1 Déc destination Barcelone, on dort sur la route, on s’arrête pour un passage éclair à Toulouse récupérer des affaires puis arrivée à Barcelone le mardi 2 Déc au soir. Séjour à Barcelone de 4 jours et départ samedi dans l’après-midi pour arrivée le dimanche 7 Déc.

Sur le papier, ça semble parfait (et c’était parfait quand même) mais on a eu quelques petits situations amusantes (Heureusement, sinon on n’aurait rien eu a raconter). Mais remontons dans le temps de un peu plus de 10 jours…

Mercredi 26 Novembre 2014 19h30 :
Les affaires sont enfin toutes rangées dans le camping-car, l’excitation est a son comble surtout du côté des deux poulettes qui s’agitent dans tous les sens. Maude veut « dormir dans le camping-car », Camille veut « dormir » tout court. On installe les filles dans les sièges auto, on se dit qu’on fait un peu de route et qu’on s’arrêtera pour dormir sur la route. Pierre-Louis, bien installé dans son siège, tourne la clé et… rien, il retourne la clé et… toujours rien… Bon là je vous avoue qu’après plusieurs essais, les filles qui couinent dans les sièges, on commence à s’énerver… Je téléphone à mon papa, on téléphone à l’ancien propriétaire… C’est surement un problème de batterie ou de démarreur, d’alternateur ou que sais-je. Un dépannage à cette heure ci nous reviendrai à 200 euros (le lendemain 100 euros). On fini par trouver le numéro de l’assistance maif et là, premier miracle, on nous envoie un dépanneur qui devrait arriver dans l’heure (il est 21h20) et ce sera gratuit. La tension descend un peu, on fait un point rapide… 1h avec les filles dans leur état ça va être chaud les marrons… On décide de les coucher et on verra bien plus tard. Maude s’endort en un rien de temps, Camille mets un peu plus de temps mais à 22h les deux sont au pays des rêves, bien au chaud. Dix minutes plus tard, Pierre-Louis reçoit le coup de fil du dépanneur, arrivé devant notre résidence, il lui explique ou on est dans le parking et le dépanneur lui dit qu’il arrive… en marche arrière… Ben je vous avoue que là, au vu de l’endroit ou on est, il faut remonter tout le parking, il y a des voitures garées n’importe comment dans le rond-point au bout du parking (là ou on est garé), on doute un peu mais le monsieur pense qu’il va passer. Effectivement il passe et vraiment on lui a tiré notre chapeau parce que c’était pas évident. Il a même réussi a redémarrer le camping-car. Il pense a un problème de démarreur (ou d’alternateur je ne sais plus), il faut rouler pour recharger la batterie et il faudra la changer demain. On prend la route avec les deux poulettes dans leurs lits, on n’est pas ravi mais on n’a pas trop le choix. On roule jusqu’à une aire d’autoroute ou l’on s’arrête pour faire de l’essence. Je vérifie que ça se passe bien du côté des filles, Camille réclame la tétée. Une fois l’essence faite, le camion décide une fois de plus de ne pas démarrer, nous sommes bons pour rappeler maif assistance pour qu’il nous envoie un autre dépanneur… On n’a peut-être pas assez roulé pour recharger (1h15) la batterie ? On ne sait pas, on s’interroge. Comme on est sur une aire d’autoroute, la maif nous dit qu’il faut passer par la station service qui doit appeler la gendarmerie la plus près, qui doit nous transmettre le contact d’un dépanneur agréé Vinci. Il est 00h30 quand on nous dit qu’il arrive dans 45 min. Habitué, on commence à en rigoler et finalement on aura eu de la veine dans notre malheur car le garagiste qui vient nous dépanner, nous dit qu’il pourra changer la batterie dès le lendemain 5h du matin heure d’ouverture de son garage. On dort sur le parking sécurisé de son garage (on se couche a 1h30) et Pierre-Louis se lève a 06h15 pour qu’on puisse commencer les réparations. Forcément, les filles un peu déboussolées se réveillent à 06h30-45 et ne veulent plus se rendormir. La journée promet d’être longue. La batterie est changée (là c’est nous qui payons bien entendu) et nous repartons sur les routes avec 2 poulettes pas bien réveillées et même pas habillées (mais dans leurs sièges cette fois ci). Nous nous arrêtons plusieurs fois sur la route (une fois pour le petit déjeuner et une autre pour le déjeuner) et nous arrivons sains et saufs à Bouaye le jeudi 27 Nov 2014. Ouf !

Etant donné que l’on n’arrivait pas a mettre le gaz dans le camping-car, nous avons regardé un peu tout avec mon papa, on a fait le plein d’eau, le plein d’électricité et commencé la liste des choses a réparer dans le camping-car avant de partir. On va passer rapidement sur ma soirée d’anniversaire où j’ai été ravie de revoir ma marraine S et J son mari et maire de Bouaye, mon frère M, ma sœur H et mes parents, soirée ou j’ai eu beaucoup de mal a endormir Camille qui était crevée, déboussolée et sur-excitée mais qui s’est très bien passé. Nous sommes repartis le vendredi pour Caen (ou plutôt dans un petit lieu-dit a quelques kms) et arrivés au gite, c’est la partie manœuvre que Pierre-Louis a travaillé. Nous connaissons les dimensions du camping-car donc nous voyons bien que le portail du gite est assez large pour nous faire passer mais la propriétaire du gite est là et voir notre bête la stresse, elle a peur pour son portail. Il se trouve aussi que l’accès au portail n’est pas des plus facile car il y a bien une route presque en face du portail mais la voisine a mis sa poubelle devant le portail et la propriétaire du gite rechigne a nous voir la déplacer… Bon on déplacera la poubelle, on rassurera la propriétaire, on rentrera à l’aise le camping-car et on replacera la poubelle ni vu ni connu. Le week-end se passe très bien, on a tous des choses à fêter (des anniversaires, la trentaine, des anniversaires de mariage, notre voyage etc…) et on profite de se revoir, ça faisait bien longtemps. On ressort le camping-car le dimanche aussi bien qu’on l’a rentré, il a quand même fallu faire déplacer toutes les voitures pour pouvoir sortir, merci les gars :p ). On repart direction Barcelone avec un premier arrêt a Angers. Les filles sont ravies de voir leur mamie (leur papi étant à Bruxelles), nous aussi, le lendemain on apprendra que G est partie à la maternité et que on devrait avoir une petite nièce, la première puisque nous n’avions jusque là que des neveux. Sur la route, le lundi soir, nous faisons une halte après Bordeaux sur une aire d’autoroute et nous apprenons sur le trajet que M est née. Nous l’annoncerons le lendemain aux filles puisqu’elles dorment et qu’avant d’aller se coucher nous leur avons dit que leur cousine arriverait bientôt.

Le mardi nous reprenons la route et après une halte a Toulouse pour récupérer quelques affaires que nous avions oublié, nous nous arrêtons pour manger à Carcassonne sur le parking d’un supermarché. Il nous faut un nouveau GPS car celui vendu avec le camping-car ne veut plus s’allumer (bon il ne s’est pas allumé très longtemps de toute façon) et il nous en faut un absolument pour aller jusqu’au camping à Barcelone. Nous changeons aussi une bouteille de gaz car nous avons une consigne vide et on préfère avoir nos 2 bouteilles pleines pour l’Espagne au cas ou. On repart sur l’autoroute vers les Pyrénées… et là, c’est le drame… Il y a un vent à décorner les boeufs (les pauvres) et le camping-car ne tient pas dans sa voie. A chaque rafale, il fait des écarts même lorsqu’on roule a 90 km/h. On décide de sortir car Pierre-Louis a peur de percuter un camion qui nous doublerai et on continue sur des routes plus petites ou le vent est certes violent mais ou la vitesse moindre nous aide a maîtriser un peu plus le véhicule.On reprend l’autoroute au dernier moment avant de passer la frontière, on a perdu une bonne heure (en parti du a des gros accidents sur le bord de la route) mais on est en vie, c’est un peu l’essentiel. On passe la frontière, Maude vient de se réveiller de sa sieste, elle observe le changement… Les panneaux ne sont pas pareils et elle ne comprends plus ce qu’elle lit. On finit par arriver au Camping El Masnou non loin de Barcelone, un peu tard mais sans trop de difficultés, on s’installe (on met des cales pour que le camping-car soit bien droit, on se branche sur l’électricité, on met le chauffage et on commence à faire le repas) puis avant de manger, on va se balader un peu dans le camping. Il y a des jeux juste en contrebas de notre place, les filles sont ravies. On finit par aller manger puis on va se coucher, fourbus par la route et épuisés d’avance par la journée de demain qui s’annonce.

IMGP1362 (Les jeux du camping)

Concernant le séjour à Barcelone, vous pourrez trouver son récit ici. Un autre article suivra peut-être, il traitera des restaurants que l’on a trouvé à Barcelone, certains vegans seront ravis.

Nous continuons donc sur nos péripéties camping-caresque avec le jeudi matin, une cuve d’eaux grise pleine, une cuve d’eaux propres vides et une cassette des toilettes à vider (le trio gagnant, la grande classe). Nous nous attelons donc à la tache, ce qui nous retarde pour notre sortie à Barcelone pour ce deuxième jour mais on finit par réussir à remettre le camping-car dans sa place et ce mieux qu’avant.

IMGP1359 IMGP1361 IMGP1363

(Vous noterez à quel point il faisait beau et même si les températures ne crevaient pas le plafond, il n’a jamais fait très froid)

Le samedi, nous commençons à ranger nos affaires, nous nous débranchons et nous payons le camping en demandant à laisser le véhicule sur sa place pour une dernière visite de la ville. Nous revenons vers 15h30 et nous démarrons direction Toulouse. C’était sans compter l’épingle a cheveux juste à la sortie de notre place et le nouveau-camping-car garé à côté de cette épingle à cheveux qui fait que Pierre-Louis ne prends pas le virage assez large et manque d’abîmer le côté du cc sur un muret… Il décide de reculer mais comme il a plu 2 jours avant et qu’a cet endroit là, il y a du sable, les roues arrières patinent et on s’embourbe (c’est un grand mot mais quand même on en mène pas large). On sort nos cales, on les mets derrières les roues et on sort le camping-car de ces sables « mouvants », Pierre-Louis, malgré la caméra de recul, manque de tamponner le camping-car mal placé (heureusement, que j’ai la voie qui porte) et par la même de faire une crise cardiaque à la propriétaire restée dans son véhicule mais on finit par sortir du camping.

A ce moment là, on a eu l’idée du siècle. L’autoroute, ça coûte cher en péage, en essence, y’a du vent dessus et bon on veut prendre notre temps donc autant passer par des routes plus petites. On a un super GPS, on lui demande et il nous propose de passer par le Pas de la Case… Mais oui !!! Ca va être chouette, ça va être beau !!! (Oui, je sais, ne le dites pas !!! On est en DÉCEMBRE, passer par les montagnes ce N’EST PAS une bonne idée). On s’est rendu compte de notre erreur un peu tard. Nous voila donc parti pour Andorre. Tout se passe bien, la nuit commence à tomber et nous on commence à monter. Les lacets s’enchaînent et on tombe sur un panneau Attention Verglas ! Ah !!! Ben oui, ça y est on calcule un peu, début décembre, on est remonté vers le nord ET en hauteur, il fait plus froid… Tant pis, on va y aller doucement et puis si ça ne passe pas ici, ça ne passera pas en Bolivie donc autant tenter maintenant. Le GPS ce grand farceur nous propose un itinéraire très alternatif :
Tournez à Gauche en pleine nuit avec la neige qui commence à tomber, les panneaux d’annonce de verglas un peu partout, sur des routes ne laissant passer que 2 petites voitures le tout dans un camping-car de 3T. Voilà, mon Pierre-Louis qui monte en stress :

– Là je me dis que si il y a une voiture en face à un moment donné, on est mal !!! (Une file de voiture est arrivée 1 minute après)

Bref, on se dépatouille de nos routes avec épingles à cheveux, verglas (qui n’existe pas en fait malgré les panneaux, ces grands farceurs), neige (qui va et qui vient) et on regarde le GPS un peu plus en détail pour vérifier ce qu’il nous propose. On devrait arriver à Puigcerdà dans pas longtemps, on décide de passer la frontière et de dormir côté Français. Arrivée à Puigcerdà, le GPS refait n’importe quoi, il nous propose de passer par des petites routes mini-minis : Si si, la route à gauche vers le bas là. On s’arrête avant cette fois ci, on étudie à nouveau la carte et finalement on décide de passer par Bourg-Madame quitte a perdre selon googlemaps, tenez vous bien 2 minutes !!! On arrive a Bourg-Madame et on aperçoit un panneau lumineux nous prévenant que si on veut aller plus loin (vers Latour-de-Carol) il nous faut des équipements (pneus neiges ou chaines). On passe la nuit sur le parking d’un CarrefourMarket, on cherchera des chaines le lendemain. Le parking se révèle être un peu bruyant mais on dort quand même correctement et le lendemain matin, le dimanche, on se mets en quête de chaines. On cherche un peu partout, un dimanche tout est fermé bien entendu (en tout cas, dans notre tête, c’est supposé être le cas) donc on cherche côté espagnol, je reste avec les filles pendant que Pierre-Louis va parler avec le personnel des stations services… qui ne parle ni anglais, ni français tandis que Pierre-Louis ne parle pas vraiment Espagnol (et Catalan encore moins). On finit par avoir l’info qu’il y a un Carrefour côté français qui vend des chaines et qu’ils ont peut-être le modèle qui nous convient. Vous vous rappelez ou on a dormi ??? Oui, oui , celui-là même… Nous revoila sur le même parking que cette nuit. On nous y apprend qu’ils n’ont pas la bonne taille (comme les autres en fait) et qu’en fait, si on passe par le tunnel de Puymorens, on n’aura surement pas besoin de chaines mais que si on veut passer par le col alors oui, il nous en faudra. On repart donc direction le tunnel et tout se passe bien, les montagnes sont de plus en plus enneigées, il fait de plus en plus froid et les panneaux annoncent du verglas. On monte et on stresse en se demandant si on va passer ou pas. La neige commence a arriver sur la route même si ce n’est pas glissant et qu’on est loin du verglas annoncé. On arrive à Puymorens, on choisit le tunnel là ou tout le monde s’arrête pour mettre les chaines pour monter par le col… Ben oui, le tunnel est cher mais comme on n’a pas de chaines on ne peut pas faire autrement. On passe par le tunnel, à la sortie on nous annonce une chaussée glissante à grand renfort de « attention !!! » donc nous faisons attention, on roule doucement et tout se passe bien, la chaussée n’est pas spécialement glissante mais on prends nos précautions quand même. Pendant tout le trajet jusqu’à ce qu’on sorte des montagnes enneigées, Maude n’aura de cesse de nous demander de rouler sur la neige et aussi de s’arrêter pour qu’elle puisse faire des bonhommes de neige. On fini par passer sans trop de problème, on redescend et on voit des nuages dans la vallée (Ben oui, voyons, le brouillard on n’avait pas fait encore ! ) mais finalement ils ne sont pas pour nous. On rentre a Toulouse bien comme il faut après avoir fait une pause vidange.

Ce que l’on retient de ce voyage c’est qu’il faut toujours vérifier le trajet GPS au cas ou, qu’on a déjà une liste de choses a réparer, ré-aménager, à ajouter avant le grand départ et qu’on aimerait en faire le plus possible avant le prochain voyage dans… 2 semaines, pour Noël.

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